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Maka-Kahone: le forage brise le long cycle de calvaire des femmes


Vendredi 10 avril 2020

Le village de Kongoli, situé dans la commune de Mbadakhoune et à 9 kilomètres de Kaolack, a bénéficié aussi d’un nouveau forage dans le cadre du projet réalisé grâce à la collaboration entre le Programme d’Urgence de Développement Communautaire (PUDC) et l’Office des Forages Ruraux (OFOR). Ce forage qui vient en appoint à un vieil ouvrage hydraulique qui n’arrivait plus à satisfaire la demande de la localité est fortement apprécié par les habitants, notamment les femmes. 

Dans une petite concession entourée de palissades faites de tiges de mil reliées entre elles par des fils de fer, Amy Sène âgée d’une vingtaine d’années, son enfant sur le dos, sort d’un bâtiment en dur. Elle se saisit d’une bassine et se dirige vers la case en banco à la sortie de la demeure. Cette fois ce n’est pas pour parcourir près de 4 kilomètres jusqu’à Maka-Kahone à la recherche de l’eau, mais juste pour se déplacer une dizaine de mètres et avoir le liquide précieux. A ‘’Mbind Aliou Sène’’ (Chez Aliou Sène en sérère), dans le village de Kongoli, le robinet est juste installé à côté d’une case en paille, juste à côté de l’entrée principale. Grâce à cette adduction d’eau, la jeune dame remplit son récipient après avoir ouvert le poignet du robinet et regagne la cour de la demeure. Assise sur un pneu, un tas d’habits à laver à coté, elle commence son linge sans problèmes, le nouveau forage de Kongoli, juste en arrière-plan derrière la demeure des Sène. Cela était presque impossible il y a quelques années.

« Avant, on avait un besoin ardent en eau sans pouvoir le satisfaire. L’ancien forage était souvent en panne. On se déplaçait jusqu’à Maka-Kahone, situé entre 3 et 4 kilomètres d’ici pour trouver de l’eau. Avec ce nouveau forage, on a un grand espoir et on pense que ces difficultés ne vont plus se reproduire », lance Amy Sène frottant au savon les habits trempés dans sa bassine. Très heureuse de voir leur localité avoir ce nouveau forage, Amy Sène espère que c’est la fin des difficultés pour ce patelin où les femmes étaient confrontées à la pénible corvée d’eau pour les travaux domestiques, tels que faire le linge, la vaisselle, avoir de l’eau pour la cuisine, le bain des enfants et tout simplement une eau saine pour la boisson. « On a plus de temps avec ce nouveau forage pour s’occuper de nos maris et de nos enfants. Pour laver les habits de nos enfants et maris, on se dirige juste vers nos robinets pour puiser l’eau nécessaire ; Tout est devenu facile avec ce forage », confesse Amy Sène.